Un bon patron : une comédie à voir dès le 4 novembre

Un homme en costume debout au milieu d'une usine française

En bref :

  • Un bon patron, la nouvelle comédie de Philippe de Chauveron, sort au cinéma le 4 novembre 2026.
  • Didier Bourdon incarne Antoine Blanchet, un chef d’entreprise prêt à tout pour sauver son usine et décrocher un prix.
  • Catherine Frot partage l’affiche avec Jean-François Cayrey, François Levantal et Ludmilla von Claer.
  • Le film adapte El buen patrón, la comédie espagnole de Fernando León de Aranoa, récompensée par six Goya en 2022.

Un bon patron sort en salles, et Philippe de Chauveron y met en scène Didier Bourdon face à Catherine Frot. Cette comédie sociale adapte un film espagnol couronné aux Goya, avec une usine à sauver et un prix à décrocher.

Cinéma : Un bon patron, sortie et synopsis

Le film Un bon patron arrive dans les salles françaises le mercredi 4 novembre 2026, distribué par UGC. La comédie dramatique dure 1 h 27 selon AlloCiné, une durée resserrée pour une intrigue qui se joue sur quelques jours seulement. Ce mercredi est riche en nouveautés : L’Affaire Marie-Claire et Club Kid sortent le même jour. Chez UGC, l’audiodescription et les sous-titres pour sourds et malentendants sont disponibles via l’application Greta, et certaines salles programment aussi des séances sous-titrées.

Antoine Blanchet, joué par Didier Bourdon, hérite de l’ancestrale fabrique familiale de balances, un petit univers bien organisé qu’il dirige d’une main ferme. À la veille de recevoir un prix d’excellence censé honorer son usine, il doit sauver l’entreprise en urgence et maintenir le calme. Mais plusieurs imprévus déréglent la mécanique : un ex-employé licencié proteste bruyamment et campe devant l’usine, un contremaître met la production en péril parce que sa femme le trompe, et une stagiaire irrésistible fait tourner les têtes. Antoine réagit à sa manière, paternaliste et autoritaire : est-il vraiment un bon patron ?

Un homme en costume debout au milieu d'une usine française
Un bon patron est une comédie sociale réalisée par Philippe de Chauveron, avec Didier Bourdon dans le rôle principal

Comédies : Didier Bourdon et Catherine Frot, retrouvailles à l’écran

Catherine Frot et Didier Bourdon se retrouvent sur grand écran près de 25 ans après Sept ans de mariage, selon AlloCiné, ce qui donne à ce tandem comique un parfum de retrouvailles. Bourdon occupe la tête d’affiche dans le rôle d’Antoine Blanchet, le patron au centre de toutes les tensions. Catherine Frot figure au générique “avec la participation de”, une formule qui suggère un rôle plus ponctuel que celui de son partenaire.

Le reste de la distribution réunit Jean-François Cayrey, François Levantal, Ludmilla von Claer et Samuel Texier. Le rôle de la stagiaire irrésistible est ainsi confié à la jeune actrice Ludmilla von Claer, tandis que les autres comédiens incarnent les figures clés de l’usine, comme l’ex-employé licencié ou le contremaître trompé. Autour de Bourdon, le récit de Philippe de Chauveron s’organise comme une petite société où chaque figure, du dirigeant aux ouvriers, incarne un rapport différent à l’autorité de l’entreprise.

Un bon patron : Philippe de Chauveron et son équipe

Philippe de Chauveron est surtout connu pour Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, une comédie populaire fondée sur l’affrontement de personnages que tout oppose, un principe qu’il retrouve ici dans la confrontation entre un patron et ses équipes. Il signe l’adaptation et les dialogues avec Guy Laurent, à partir du film de Fernando León de Aranoa. Ce qui l’a séduit dans l’original : l’ambivalence des personnages et un conflit porteur de comédie, qui permet de rire d’un patron sans le réduire à un simple tyran.

Le chef décorateur Olivier Seiler a construit l’usine de toutes pièces, en partant d’un espace complètement vide dans une ancienne chocolaterie. Côté production, Romain Rojtman porte le film pour Les Films du Premier, avec Les Films du 24 et TF1 Films Production, et le soutien de Canal+, Ciné+, OCS, TF1 et TMC. La musique est signée Matthieu Gonet.

Intérieur d'une usine traditionnelle de fabrication de balances
Cette adaptation française reprend l’humour grinçant d’El buen patrón, le film espagnol porté par Javier Bardem

El buen patrón, l’original espagnol récompensé aux Goya

Le film adapte El buen patrón, comédie noire écrite et réalisée par Fernando León de Aranoa en 2021, où Javier Bardem incarne un patron charismatique et manipulateur qui s’immisce dans la vie de ses employés. Le point de départ est le même : un chef d’entreprise attend la visite d’un comité pouvant lui décerner un prix d’excellence, et seul le nom du héros change, Julio Blanco devenant Antoine Blanchet. Aux Goya 2022, le film a remporté six prix sur vingt nominations, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur acteur. Il a aussi reçu le prix du cinéma européen de la meilleure comédie.

Côté public, l’original espagnol a réuni 676 233 spectateurs dans son pays d’origine selon l’Institut espagnol de la cinématographie (ICAA) et a cumulé 168 755 entrées en France selon AlloCiné Box-Office, pour un total de 7,3 millions de dollars de recettes mondiales enregistrées par Box Office Mojo. Sur Metacritic, le film obtient un score de 63 sur 100 basé sur 16 critiques internationales. Ces chiffres, plus confidentiels en France qu’en Espagne, laissent à la version grand public de Philippe de Chauveron l’opportunité de toucher un public beaucoup plus large sur le territoire français.

Tableau : l’original espagnol face à l’adaptation française

CritèreEl buen patrón (2021)Un bon patron (2026)
RéalisationFernando León de AranoaPhilippe de Chauveron
Acteur principalJavier BardemDidier Bourdon
Nom du patronJulio BlancoAntoine Blanchet
Distinctions6 Goya en 2022, meilleure comédie aux prix du cinéma européenSortie le 4 novembre 2026
Entrées676 233 en Espagne, 166 705 en France (au 19 octobre 2022)Pas encore de chiffres

Un bon patron : un film à ne pas manquer

Entre l’usine d’Antoine Blanchet et la mécanique d’un dirigeant qui croit tout contrôler, Un bon patron mise sur la comédie sociale pour interroger l’autorité au travail. Reste à voir si la version française trouvera son propre ton face à un modèle espagnol très salué, un verdict que les premières séances commenceront à écrire dès le 4 novembre.

FAQ sur Un bon patron

Pourquoi l’usine fabrique-t-elle des balances dans Un bon patron ?

Ce choix n’est pas anodin. La balance représente une idée d’équilibre et de justesse qui contraste avec les méthodes d’Antoine Blanchet. Philippe de Chauveron apprécie justement cette dimension symbolique, qui ajoute une touche d’ironie à l’histoire.

Combien de temps a-t-il fallu pour adapter El buen patrón ?

Le projet a demandé environ cinq ans de travail. Philippe de Chauveron et Guy Laurent ont notamment dû obtenir les droits du film espagnol avant de pouvoir développer leur propre version.

Où a été tourné Un bon patron ?

Le tournage s’est notamment déroulé à Aix-en-Provence et Marseille. Pour les scènes dans l’usine, l’équipe a transformé une ancienne chocolaterie en véritable fabrique de balances, en construisant le décor à partir d’un espace entièrement vide.

Images générées par intelligence artificielle

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