V/H/S : le genre qui cartonne au cinéma horreur

Symbole du renouveau V/H/S en 2026
Backrooms, distribué par A24, incarne le retour en force du V/H/S au cinéma

V/H/S horreur : porté par le succès du film Backrooms, ce genre né sur YouTube s’impose cet été au cinéma. Retour sur ce phénomène, et sur la franchise culte qui a posé les bases de cette esthétique si particulière.

V/H/S : nouvelle tendance au cinéma

Le cinéma d’horreur vit un retournement inattendu en 2026 : le V/H/S, ce style qui simule des images trouvées filmées par les protagonistes eux-mêmes, redevient l’un des moteurs les plus rentables du genre. En cause, le succès surprise de Backrooms, sorti sur les écrans cet été et distribué par le studio A24, qui adapte au cinéma une légende née sur YouTube.

Le film est signé Kane Parsons, un réalisateur britannique tout juste âgé de 20 ans, plus connu sous le pseudonyme Kane Pixels. Dès janvier 2022, il publie sur sa chaîne une première vidéo intitulée The Backrooms (V/H/S), qui plonge le spectateur dans un dédale infini de couloirs jaunâtres et de salles vides, sans logique apparente. La vidéo devient virale, cumule des dizaines de millions de vues, et donne naissance à une véritable mythologie internet autour des backrooms, ces espaces liminaux qui fascinent autant qu’ils inquiètent.

Symbole du renouveau V/H/S en 2026
Backrooms, distribué par A24, incarne le retour en force du V/H/S au cinéma

Image IA

V/H/S horreur : un genre qui refait surface

Face à ce succès au cinéma, A24 obtient les droits d’adaptation, et confie à Kane Parsons lui-même la réalisation du long-métrage, porté par un casting qui compte notamment Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve. Le film reprend la même esthétique fondatrice : une ouverture filmée en V/H/S, avant de basculer vers une mise en scène plus travaillée pour raconter l’histoire d’un institut de recherche fictif enquêtant sur ces espaces impossibles.

Ce succès ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans une dynamique plus large où plusieurs jeunes réalisateurs, formés sur YouTube plutôt que dans les écoles de cinéma traditionnelles, parviennent à faire déplacer un public jeune en salle avec des budgets réduits mais des idées fortes. Le film Obsession, porté par le réalisateur Curry Barker et sorti la même saison, illustre cette même tendance : des créateurs venus du web qui transposent au grand écran des codes visuels nés sur les plateformes de streaming vidéo.

La franchise qui a posé les bases du genre

Parmi ces franchises fondatrices, une saga d’anthologie reste une référence incontournable pour les amateurs du genre. Le principe : plusieurs courts-métrages indépendants, signés par des réalisateurs différents, réunis autour d’un même fil rouge filmé en V/H/S, où un groupe de personnages tombe sur une collection de cassettes vidéo mystérieuses. Chaque segment développe sa propre histoire, son propre style, sa propre montée de tension, avec ce sentiment particulier de regarder quelque chose qu’on n’était pas censé voir.

Cette structure en anthologie a permis à la franchise de renouveler sans cesse son casting de réalisateurs, et donc son inventivité visuelle, tout en conservant l’ADN qui a fait son succès : des images granuleuses, une caméra instable, et cette sensation de réalisme qui rend chaque scène plus oppressante qu’un plan léché en studio.

Pourquoi ce style continue de fonctionner

Le V/H/S horreur repose sur un principe simple mais redoutablement efficace : en simulant des images, il abolit la distance confortable entre le spectateur et l’écran. Pas de musique dramatique pour prévenir d’un danger imminent dans le thriller intense et haletant, pas de plan large qui rassure sur ce qui se trouve hors champ. Cette économie de moyens, souvent contrainte par un budget limité, devient paradoxalement l’un des plus grands atouts du genre.

C’est exactement ce terrain que redécouvre le public en 2026, entre la sortie de Backrooms et celle d’Evil Dead Burn, autre grand nom de l’horreur qui continue d’alimenter cette dynamique en salle cet été.

Revivre les origines du genre à la maison

En attendant les prochains représentants de cette vague V/H/S au cinéma, la franchise qui a contribué à populariser ce format reste disponible pour une (re)découverte à domicile. Que ce soit en cinéma d’horreur classique, en vidéo à la demande ou via des séries en streaming dédiées au genre, ce type de films terrifiants qui font trembler se prête particulièrement bien à un visionnage en format à télécharger, seul ou entre amateurs du genre, pour une soirée qui reproduit l’ambiance des salles obscures directement depuis son canapé.

Ce qu’il faut retenir

  • Le V/H/S horreur connaît un retour en force en 2026, porté par le succès du film Backrooms distribué par A24.
  • Le film adapte une web-série virale créée par le YouTubeur Kane Parsons, cumulant des dizaines de millions de vues depuis 2022.
  • Cette tendance profite à toute une génération de jeunes réalisateurs venus du web plutôt que du cinéma traditionnel.
  • Une franchise culte d’anthologies en V/H/S reste une référence disponible pour découvrir les origines du genre.

Pour prolonger le plaisir, quelques thrillers horrifiques disponibles en streaming permettent d’explorer d’autres ambiances oppressantes du genre. Les amateurs de sensations fortes apprécieront aussi une sélection de films d’horreur culte à redécouvrir, dans la même veine que ces récits qui jouent sur l’illusion du réel. Pour aller plus loin sur le phénomène Backrooms, la critique complète du film sur le blog du cinéma revient en détail sur ses origines et son esthétique. Les amateurs du genre peuvent aussi retrouver ce type de sélections sur les réseaux sociaux.

Affiche du film V/H/S
Cette franchise culte reste une référence pour découvrir les origines du genre

FAQ

Qu’est-ce que le V/H/S au cinéma ?

C’est un style qui simule des images amateur, tournées par les personnages eux-mêmes avec des caméras à l’épaule ou fixes, pour donner une impression de réalisme brut qui renforce la tension et l’immersion du spectateur.

Pourquoi le film Backrooms fait-il autant parler de lui ?

Il adapte au cinéma une légende née sur YouTube, popularisée par de courtes vidéos V/H/S cumulant des dizaines de millions de vues, un phénomène rare de transition entre les phénomènes viraux en ligne et succès en salle.

Quelle est la franchise de référence du V/H/S horreur ?

Une célèbre saga d’anthologies, construite autour de segments indépendants réunis par un fil rouge en V/H/S, reste considérée comme l’une des références qui a le plus contribué à populariser ce format au cinéma.

Le V/H/S fait-il vraiment plus peur que l’horreur classique ?

Ce n’est pas universel, mais ce style supprime certains repères rassurants du cinéma traditionnel (musique, plans larges), ce qui explique pourquoi de nombreux amateurs du genre le trouvent particulièrement immersif et oppressant.

Ce genre de film convient-il à tous les spectateurs ?

Non, le V/H/S horreur s’adresse à un public averti, familier des codes du cinéma d’horreur, plutôt qu’à un public familial ou peu habitué aux ambiances tendues et aux effets de réalisme brut.

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