Neuvième championnat au classement UEFA, la Süper Lig confirme cet été son statut de place forte du football européen. Entre grosses dépenses et stratégies opposées, les quatre grands clubs stambouliotes et Trabzonspor animent un marché des transferts particulièrement spectaculaire.
Un championnat qui pèse de plus en plus lourd sur le marché
Depuis le début du 21e siècle, la Süper Lig fait partie des championnats à surveiller derrière les cinq plus grands d’Europe. Après un net ralentissement à la fin des années 2010, le football turc semble avoir retrouvé de sa superbe et relance un nouveau cycle porté par des ambitions clairement affichées.
Sixième championnat le plus dépensier du continent derrière les cinq grands, la Süper Lig a déjà déboursé environ 230,73 millions d’euros cet été. La Turquie affiche également l’une des balances les plus négatives d’Europe.
- Neuvième au classement UEFA des championnats européens
- Sixième championnat le plus dépensier du continent
- Environ 230,73 millions d’euros investis depuis le début de l’été

Fenerbahçe voit les choses en grand
La première place de ce classement des dépenses revient à Fenerbahçe. Deuxième du championnat la saison passée, le club stambouliote veut décrocher son premier titre depuis 2014 et mettre fin à quatre années de domination de son grand rival, Galatasaray.
Pour y parvenir, les dirigeants ont déboursé 39 millions d’euros pour s’attacher les services de Mason Greenwood, 24 ans, présenté comme la nouvelle star du projet. L’effectif s’est également renforcé avec l’expérimenté Nathan Aké, arrivé de Manchester City, ainsi que les attaquants Sidiki Chérif, dont l’option d’achat a été levée, et Vedat Muriqi.
D’autres dossiers en discussion
Plusieurs pistes supplémentaires circulent du côté du Bosphore. Le gardien Yassine Bounou, actuellement à Al-Hilal, est évoqué, tout comme Amar Dedic, latéral du Benfica. En attaque, Rafael Leão fait également partie des options envisagées pour occuper le couloir gauche, une proposition avoisinant les 50 millions d’euros ayant déjà été formulée à l’AC Milan.
Si ces dossiers venaient à se concrétiser, Fenerbahçe pourrait battre les 124 millions d’euros déjà dépensés l’été dernier et réaliser le mercato le plus onéreux de son histoire récente.
Besiktas ne veut pas être en reste
Le club des Aigles Noirs affiche également de grandes ambitions, avec déjà 66,95 millions d’euros investis. Une somme qui pourrait dépasser les 99,76 millions d’euros déboursés l’été précédent si les dernières pistes venaient à aboutir.
Prêté la saison passée par le Benfica, Orkun Kökçü a été racheté définitivement pour 30 millions d’euros. Besiktas a également enrôlé Leandro Trossard en provenance d’Arsenal, Kassoum Ouattara depuis l’AS Monaco, Alexander Nübel venu du Bayern Munich, ainsi que Salih Özcan, transféré depuis le Borussia Dortmund.
Le nouveau coach Vincenzo Italiano dispose donc déjà d’un effectif renforcé, mais deux dossiers pourraient encore agiter l’été stambouliote : celui de Keito Nakamura, actuellement à Reims, et surtout celui de l’ailier égyptien Mohamed Salah, libre après la fin de son contrat avec Liverpool.
Galatasaray, un été plus mesuré pour le champion en titre
Détenteur du titre, Galatasaray affiche pour l’instant une activité beaucoup plus modérée. Seule recrue officialisée à ce stade, Lesley Ugochukwu débarque de Burnley sous la forme d’un prêt assorti d’une option d’achat avoisinant les 30 millions d’euros.
Le club dirigé par Okan Buruk ne devrait toutefois pas en rester là. Plusieurs pistes sont activement travaillées, à commencer par Randal Kolo Muani, actuellement au Paris Saint-Germain, ainsi que Soungoutou Magassa, du côté de West Ham. Can Uzun, de l’Eintracht Francfort, complète la liste des joueurs suivis de près par les Stambouliotes.
Trabzonspor mise sur la jeunesse et la revente
Antithèse assumée des trois clubs stambouliotes, Trabzonspor privilégie une stratégie mêlant jeunes talents prometteurs et éléments d’expérience. La saison passée, le buteur nigérian Paul Onuachu avait porté l’équipe aux côtés de jeunes joueurs comme Chibuike Nwaiwu, Christ Inao Oulaï et Felipe Augusto.
Ces trois derniers illustrent aujourd’hui la logique de revente du club. Recruté quelques mois plus tôt pour 5,5 millions d’euros en provenance de Wolfsberger, Paul Onuachu devrait rapporter entre 25 et 30 millions d’euros avec son départ imminent vers Fulham. Christ Inao Oulaï a quant à lui déjà rejoint la Fiorentina contre 26 millions d’euros, après une arrivée depuis Bastia estimée à 9,6 millions d’euros.
Felipe Augusto complète ce trio de départs lucratifs, avec un transfert vers le Zenit Saint-Pétersbourg évalué à 15 millions d’euros, un an seulement après son arrivée du Cercle Bruges pour 6,65 millions d’euros.

Un mercato entrant tourné vers la jeunesse
Côté arrivées, Trabzonspor a déboursé 39,17 millions d’euros pour miser sur de jeunes profils tels qu’Aral Simsir, en provenance de Midtjylland, Ernest Muci, transféré depuis Besiktas, Noah Saviolo, arrivé de Vitória Guimarães, Sidny Lopes Cabral, venu du Benfica, ou encore Cenk Özkaçar, recruté à Valence.
L’entraîneur Fatih Tekke peut également compter sur l’expérience de Ruslan Malinovskyi, 33 ans, arrivé du Genoa pour apporter un supplément de vécu à un effectif encore jeune sur le papier.
FAQ
Pourquoi le mercato turc est-il si actif cette année ?
Les grands clubs de Süper Lig veulent renforcer leur compétitivité européenne et se disputer le titre national, ce qui explique des dépenses records pour un championnat classé neuvième par l’UEFA.
Quel club a le plus dépensé cet été en Süper Lig?
Fenerbahçe se distingue avec un mercato déjà très ambitieux, porté notamment par l’arrivée de Mason Greenwood pour 39 millions d’euros.
Pourquoi Galatasaray est-il moins actif que ses rivaux ?
Champion en titre, le club dirigé par Okan Buruk privilégie pour l’instant la stabilité de son effectif, même si plusieurs pistes restent à l’étude.
Quelle est la particularité du mercato de Trabzonspor ?
Le club mise sur de jeunes talents tout en revendant rapidement certains éléments formés ou révélés en interne, générant ainsi d’importantes plus-values.
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