Hokum : la légende de la sorcière hante Adam Scott

Couloir d'auberge ancienne plongé dans la pénombre, évoquant Hokum
Une auberge où le folklore local se mêle à la réalité

Un écrivain cynique, une auberge irlandaise isolée et la légende d’une sorcière tapie dans la suite nuptiale. Hokum, le nouveau film de Damian McCarthy porté par Adam Scott, débarque le 5 août pour semer le doute entre rationnel et surnaturel.

Hokum, le nouveau film d’horreur signé Damian McCarthy

Sorti en salles le 5 août, Hokum marque la première incursion du réalisateur irlandais Damian McCarthy dans le circuit hollywoodien. Déjà remarqué pour deux précédents films d’horreur salués par la critique, le cinéaste change ici d’échelle avec un budget nettement supérieur et une tête d’affiche connue du grand public.

L’histoire suit Ohm Bauman, écrivain d’horreur cynique et fermé au monde, qui se retire dans une auberge reculée d’Irlande pour y disperser les cendres de ses parents. Sur place, le personnel de l’établissement lui raconte la légende d’une sorcière ancestrale qui hanterait la suite nuptiale. Ce voyage personnel, censé apaiser un deuil difficile, va peu à peu faire remonter des souvenirs douloureux à la surface, tandis que la frontière entre réalité et folklore commence à se brouiller.

Adam Scott dans un registre inédit

Connu du grand public pour ses rôles dans des comédies et des séries à succès, Adam Scott s’aventure ici dans un registre nettement plus sombre. Le comédien, actuellement très attendu pour le retour d’une série de science-fiction acclamée, enchaîne les projets qui l’éloignent progressivement de son image de comique bienveillant. Dans Hokum, il incarne un personnage bien plus abrasif : un écrivain qui a construit sa carrière sur l’exploitation de peurs qu’il ne croit lui-même plus vraiment.

Le reste de la distribution s’appuie sur des visages familiers du cinéma indépendant irlandais, à commencer par David Wilmot et Austin Amelio, qui incarnent respectivement le propriétaire de l’auberge et l’un des clients les plus troublants de l’établissement. Cette galerie de personnages secondaires participe à installer un climat de malaise diffus, où chaque interaction laisse planer un doute sur les véritables intentions des uns et des autres.

Damian McCarthy a construit son film moins autour des effets horrifiques que du personnage principal et de ses tourments intérieurs. Le scénario s’est développé comme une plongée psychologique, l’horreur venant amplifier des failles déjà présentes avant même l’arrivée à l’auberge, une approche qui donne au film une dimension plus intime que spectaculaire.

Les amateurs de légendes similaires peuvent également se replonger dans légende de Blair Witch Project, référence incontournable du genre qui a largement inspiré la manière dont le folklore local est utilisé aujourd’hui au cinéma.

Couloir d'auberge ancienne plongé dans la pénombre, évoquant Hokum
Une auberge où le folklore local se mêle à la réalité

Un tournage ancré dans l’Irlande rurale

Contrairement aux apparences, l’auberge mise en scène dans le film n’est pas un véritable établissement hôtelier. L’équipe a tourné dans une résidence privée du comté de Cork, choisie pour son architecture isolée et son ambiance propice au mystère. Ce choix de décor naturel, plutôt qu’un plateau construit en studio, participe grandement à l’authenticité de l’atmosphère recherchée par le réalisateur.

Cette approche artisanale rejoint la philosophie déjà défendue par Damian McCarthy sur ses précédents films, tournés avec des moyens plus modestes mais une efficacité redoutable en matière de tension. Le passage à un budget plus confortable ne semble donc pas avoir changé sa méthode de travail, davantage centrée sur l’écriture et l’ambiance que sur la surenchère d’effets visuels.

Entre film de fantômes et thriller psychologique

Ce qui distingue Hokum d’un simple film de maison hantée tient à son ambiguïté assumée. Le personnage principal, matérialiste convaincu, passe une bonne partie du récit à démonter les récits fantastiques qu’on lui rapporte, avant que le film ne le pousse dans ses retranchements. Cette tension entre rationnel et surnaturel constitue le véritable moteur narratif de l’œuvre, plus que les scènes de frayeur elles-mêmes.

Le film s’inscrit ainsi dans une tradition de récits où le deuil et la culpabilité se manifestent sous une forme spectrale, un procédé narratif qui a fait ses preuves dans plusieurs productions récentes du genre. Les amateurs de cette approche plus psychologique que jump-scare devraient y trouver leur compte, tandis que les spectateurs en quête de sensations plus directes pourront être surpris par le rythme volontairement posé du film.

Pour ne rien manquer des prochaines sorties horrifiques et de leurs bandes-annonces, direction la chaîne YouTube officielle du distributeur, où extraits et interviews sont régulièrement partagés avant chaque sortie en salles.

Pour patienter avant la séance, il est aussi possible de se plonger dans cinéma d’horreur qui cartonne, un tour d’horizon des tendances actuelles du genre qui éclaire bien la place qu’occupe désormais Hokum dans ce paysage.

Regarder Hokum depuis son mobile

Le genre horrifique se prête particulièrement bien au visionnage nomade, à condition de soigner l’environnement d’écoute. Hokum mise beaucoup sur son ambiance sonore et ses silences prolongés pour installer la tension, un casque audio est donc vivement recommandé pour un visionnage sur smartphone une fois le film disponible en streaming.

L’application mobile de la plateforme de streaming permet également de programmer un rappel de sortie, une option pratique pour les amateurs du genre qui ne veulent pas manquer la disponibilité du film en VOD après son passage en salles. La qualité d’image reste un critère important pour ce type de production misant sur des jeux d’ombre et de pénombre, un écran lumineux et une bonne connexion étant recommandés pour ne rien perdre de l’atmosphère du film.

Bougie allumée posée sur un rebord de fenêtre face à la nuit
Une atmosphère pensée pour semer le doute plus que la peur

FAQ

Quand sort le film Hokum au cinéma ?

Le film est sorti en salles le 5 août 2026. Il s’agit du troisième long-métrage de Damian McCarthy, après deux films indépendants salués par la critique.

Qui joue le rôle principal dans Hokum ?

Adam Scott incarne Ohm Bauman, un écrivain d’horreur cynique confronté à la légende d’une sorcière dans une auberge irlandaise. Il est entouré de David Wilmot et Austin Amelio.

De quoi parle l’histoire de Hokum ?

Un écrivain se rend dans une auberge isolée pour y disperser les cendres de ses parents, avant que les récits du personnel sur une sorcière ancestrale ne brouillent sa perception de la réalité.

Où le film Hokum a-t-il été tourné ?

Le tournage s’est déroulé dans une résidence privée du comté de Cork, en Irlande, choisie pour son architecture isolée plutôt qu’un décor construit en studio.

Hokum est-il un film effrayant ou plutôt psychologique ?

Le film privilégie une tension psychologique et une ambiguïté constante entre rationnel et surnaturel, plutôt qu’une accumulation de scènes de frayeur classiques.

*Image IA

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