Cultist Simulator : jeu de cartes et univers mystérieux sur mobile

Gameplay d’un jeu comme Cultist Simulator
La stratégie est le maître mot dans Cultist Simulator

Cultist Simulator intrigue depuis des années les amateurs de récits sombres. Ce jeu de cartes roguelike, né sur PC, s’est refait une place sur smartphone. Entre secte l’occulte et la gestion de ressources, il propose une expérience narrative rare sur Android comme sur iOS.

Un jeu de cartes pas comme les autres, signé Alexis Kennedy

Derrière Cultist Simulator se cache Alexis Kennedy, un nom qui parle déjà à ceux qui ont traîné du côté de Fallen London ou de Sunless Sea. Le bonhomme a un style bien à lui, fait de prose dense et d’un univers où rien n’est jamais totalement expliqué. Le titre a d’abord vu le jour grâce à une campagne Kickstarter, financée à presque 300 % en 2017, avant de sortir officiellement le 31 mai 2018. Il a ensuite décroché deux nominations aux BAFTA, ce qui n’est pas rien pour un jeu de cartes indépendant construit autour de textes et de symboles plutôt que d’effets spéciaux.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’ambiance. On est dans les années 1920, une époque marquée par l’apocalypse qui gronde en sourdine et une convoitise qui pousse les personnages à fouiller là où il ne faudrait pas. Pas de gore ni de jump scare ici, plutôt une horreur psychologique qui s’installe petit à petit, carte après carte.

 Gameplay d’un jeu comme Cultist Simulator

Un jeu roguelike où aucune partie ne se ressemble

Le cœur du gameplay repose sur la combinaison de cartes. Chaque carte représente une ressource, une compétence, un souvenir ou un désir, et c’est en les associant sur le plateau que vous déclenchez des événements. Rien n’est scripté à l’avance de façon rigide : vos choix façonnent réellement l’histoire, pas seulement son décor. C’est d’ailleurs ce qui range le titre dans la catégorie du jeu roguelike narratif, un genre où la rejouabilité vient de la façon dont chaque partie génère ses propres rebondissements plutôt que d’un simple hasard de loot.

Une session de gaming complète peut s’étirer sur plusieurs dizaines d’heures, sachant qu’une bonne partie de ce temps vient justement du fait qu’on rejoue pour tester d’autres approches. Mourir n’est d’ailleurs pas forcément une fin : un système d’héritage permet à vos successeurs de reprendre le flambeau, avec leurs propres objectifs, parfois très différents des vôtres.

Fonder une secte, recruter des adeptes et échapper aux autorités

Concrètement, votre rôle consiste à bâtir votre propre culte, qu’il soit voué au Graal Rouge, à la Sorcière-et-Sœur ou à la Forge des Jours. Vous recrutez des convertis, que vous formez ensuite en voleurs, chercheurs ou hommes de main selon les besoins du moment. Certains vous serviront de soutien sur la durée, d’autres finiront littéralement sacrifiés pour faire avancer vos plans : le jeu ne fait pas dans la demi-mesure sur ce point.

En parallèle, il faut traduire des grimoires, percer les secrets de lieux occultes comme le domaine des Heures, et éventuellement entrevoir la fameuse Manse si votre personnage se montre suffisamment habile. Mais attention, des enquêteurs et des autorités de plus en plus méfiantes rôdent autour de vos activités. Un faux pas, et c’est toute votre organisation qui risque de tomber. Cette tension permanente entre ambition et prudence donne au titre un rythme particulier, loin des jeux de cartes classiques où l’on empile juste des combos.

Gameplay d’un jeu comme Cultist Simulator
Le roguelike Cultist Simulator débarque sur mobile

Cultist Simulator en gaming sur mobile : ce qui change

Le portage n’a rien d’anodin pour un jeu aussi dense en texte. L’interface a été repensée pour tenir sur un écran tactile, avec des cartes qu’on glisse du bout du doigt plutôt qu’à la souris. Vous le retrouvez sur Google Play pour Android et sur l’App Store côté Apple, de quoi poursuivre une partie entamée sur PC pendant un trajet ou une pause.

Le contenu original s’accompagne par ailleurs de plusieurs extensions parues au fil du temps, qui ajoutent de nouveaux chemins narratifs à explorer une fois les bases maîtrisées. Pour un titre sorti initialement en 2018, cette disponibilité continue sur smartphone prouve surtout que son univers attire toujours de nouveaux curieux, séduits par un jeu misant tout sur l’écriture et l’ambiguïté morale plutôt que sur la surenchère visuelle.

Envie d’essayer par vous-même ? Cultist Simulator fait partie des titres qu’on retrouve sur Mobijeux, où vous pouvez consulter plus d’informations sur le jeu avant de vous lancer. La page Facebook de Mobijeux comprend aussi des mini-jeux tout aussi intéressants.

FAQ

En quelle langue peut-on jouer ?

En français, parmi sept langues disponibles au total.

Faut-il être connecté à internet ?

Non, le jeu se joue en solo et ne réclame pas de connexion permanente.

Combien de temps dure une partie ?

Plusieurs dizaines d’heures sont nécessaires pour en explorer l’essentiel, entre les différentes fins et le système d’héritage.

Le jeu est-il accessible aux débutants ?

Pas vraiment : peu d’explications sont données au départ, il faut accepter de tâtonner.

Y a-t-il du contenu payant en plus du jeu de base ?

Oui, plusieurs extensions narratives sont disponibles séparément.

Tableau récapitulatif

ÉlémentDétailSource
Date de sortie initiale31 mai 2018Steam
DéveloppeurWeather Factory (Alexis Kennedy)Weather Factory
Financement KickstarterPrès de 300 % de l’objectif atteint (2017)Weather Factory
DistinctionsDeux nominations aux BAFTAWeather Factory
Avis Steam82 % d’avis positifs sur plus de 10 500 évaluationsSteam
Durée de jeu estiméeEntre 20 et 40 heuresSteam
Plateformes mobilesAndroid (Google Play) et iOS (App Store)Weather Factory / Playdigious

*IMAGES IA

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