Paul Seixas a remporté le Tour de Lombardie le 10 octobre 2026, à Côme. À 20 ans, le Français signe son premier Monument au terme d’un raid en solitaire lancé dans le Civiglio. Retour sur une victoire patiemment construite, de l’attaque décisive jusqu’à la ligne d’arrivée.
Paul Seixas remporte son premier Monument à Côme
Samedi 10 octobre 2026, Paul Seixas a franchi seul la ligne du Tour de Lombardie, à Côme, après 239 kilomètres de course depuis Bergame. Le coureur de l’équipe Decathlon CMA CGM, âgé de 20 ans et 16 jours, devient le plus jeune lauréat de l’histoire de l’épreuve, dont c’était la 120e édition. Pour revivre ce genre d’exploit, on peut s’appuyer sur une sélection de vidéos sur le sport, qui permettent de suivre l’actualité des grandes courses.
Le Français s’impose en 5 h 49 min 28 s, devant l’Espagnol Enric Mas et l’Italien Giulio Ciccone. Cette victoire met fin à la série de cinq succès consécutifs de Tadej Pogačar, de 2021 à 2025, et fait de Seixas le premier nouveau nom au palmarès depuis Bauke Mollema en 2019. Un an après sa septième place, qui l’avait déjà rendu plus jeune coureur dans le top 10 d’un Monument depuis 1917, le Lyonnais passe donc du statut d’espoir à celui de référence. Avant le départ, il assurait fixer ses ambitions très haut, malgré la déception des Mondiaux de Montréal, où des crampes l’avaient pénalisé dans le dernier tour.
Les Monuments couronnent les coureurs les plus complets
Parmi les grandes classiques d’un jour qui rythment la saison cycliste, Le Tour de Lombardie fait partie des cinq Monuments. Dernier rendez-vous de ce calibre de l’année, il se dispute en octobre et porte le surnom de « classique des feuilles mortes ». Contrairement à une course par étapes, qui additionne les efforts sur plusieurs jours, une classique se joue en une seule journée : il faut être au meilleur niveau le jour J, sans pouvoir se rattraper le lendemain. Le tracé change de sens chaque année : après Bergame en 2025, c’est Côme qui accueillait le final cette saison, au terme de plus de 4 600 mètres de dénivelé positif.
Cette contrainte explique la valeur d’un tel succès. Pour Seixas, la victoire récompense la lecture de course, le placement et la gestion de l’effort, bien plus qu’un simple coup d’éclat. Regarder uniquement l’arrivée revient à ouvrir un roman à sa dernière page : le dénouement est connu, mais la construction qui l’a rendu possible disparaît. Un bon résumé vidéo restitue ces enchaînements et montre pourquoi le moment choisi pour attaquer compte autant que la force du coureur.

Le Civiglio, juge de paix de la course
Le tournant se situe dans le Civiglio, avant-dernière difficulté du parcours, à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Seixas y place une accélération qui étire le groupe des favoris et distance notamment Remco Evenepoel, avant de creuser l’écart dans la descente puis sur la seconde ascension de San Fermo della Battaglia. L’intérêt de ce passage est autant tactique que physique : un tempo que les rivaux ne parviennent plus à suivre suffit souvent à modifier le cours d’une course, sans geste spectaculaire. Avant la course, son directeur sportif Julien Jurdie estimait d’ailleurs que ce final correspondait parfaitement à ses qualités, le Civiglio représentant environ douze minutes d’effort sur des pentes difficiles.
Le final apporte une autre leçon : un écart se défend jusqu’au bout. L’avance du Français a continué de croître après le sommet, jusqu’à dépasser les 40 secondes à l’approche de l’arrivée, tandis que les poursuivants, Enric Mas et Giulio Ciccone en tête, ne parvenaient pas à combler leur retard. Pour suivre ces moments, quelques questions guident le regard : à quel endroit le groupe se disloque-t-il, comment la poursuite se réorganise-t-elle, comment le leader aborde-t-il la descente ? Pour explorer d’autres formes d’engagement sur deux roues, les performances spectaculaires à vélo extrême offrent un prolongement visuel centré sur la technique et la maîtrise.
Une victoire individuelle portée par le collectif
Sur la ligne, un seul homme lève les bras, mais le succès se prépare à plusieurs. Dans le final, la formation Decathlon CMA CGM a pris ses responsabilités en menant le peloton pour son leader, avec l’appui d’une autre équipe de premier plan. Tiesj Benoot, Antoine L’Hote, Jordan Labrosse, Nicolas Prodhomme, Callum Scotson et Matthew Riccitello avaient été désignés pour l’épauler et le placer dans les meilleures conditions avant les difficultés décisives. Cette dimension collective se retrouve aussi dans le récit du sacre mondial sur route signé Demi Vollering : il offre un autre éclairage sur la contribution des coéquipières à une réussite individuelle.
L’âge du vainqueur retient naturellement l’attention, d’autant qu’il avait déjà remporté la Flèche wallonne et le Tour du Pays basque cette saison, avant de prendre la deuxième place de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogačar. Mais un âge situe une performance sans garantir une carrière : ce qui compte ici, c’est la manière dont la course a été gagnée. Pour prolonger cette lecture, on peut aussi explorer d’autres disciplines et d’autres jeunes talents.
Prolonger le regard sur les jeunes champions
Le tennis offre un parallèle avec la vidéo « Moïse Kouamé, Plus Jeune Vainqueur En Masters 1000 Depuis Rafael Nadal En 2003 », accessible en streaming. Né en 2009, le Français avait 17 ans lorsqu’il a remporté un match en Masters 1000 à Miami, le 19 mars 2026, un exploit inédit pour un joueur aussi jeune depuis Nadal à Hambourg en 2003. Le rapprochement porte sur l’émergence d’un jeune talent, sans confondre les repères du tennis et ceux du cyclisme.
Sur mobile ou tablette, une vidéo se regarde pendant un trajet ou lors d’une pause, et la page Facebook de Veedz dédiée relaie aussi des contenus sportifs au fil de l’actualité. Ce format convient quand on manque de temps pour revoir une épreuve entière. Pour apprécier pleinement le succès de Seixas, mieux vaut toutefois privilégier un résumé qui replace le Civiglio dans le déroulement de la course : l’arrivée prend alors un autre relief, celui d’une construction faite de décisions, d’efforts et de soutien collectif.

FAQ
Quand Paul Seixas a-t-il gagné en Lombardie ?
Il a remporté l’épreuve le 10 octobre 2026, lors de la 120e édition du Tour de Lombardie. L’arrivée était jugée à Côme, après 239 kilomètres depuis Bergame. À 20 ans et 16 jours, le Français est devenu le plus jeune vainqueur de l’histoire de l’épreuve.
Que signifie un Monument en cyclisme ?
C’est l’une des cinq plus grandes classiques d’un jour du calendrier. Ce statut souligne la place historique de l’épreuve. Il ne désigne pas une course disputée par étapes.
Qui a terminé derrière Paul Seixas ?
L’Espagnol Enric Mas a pris la deuxième place, devant l’Italien Giulio Ciccone, qui complète le podium.
Quelle vidéo choisir pour comprendre le succès ?
Privilégiez un résumé montrant le passage au Civiglio, puis la poursuite et la gestion du final. La célébration seule ne raconte pas toute la course.
*Images IA
