L’Affaire Marie-Claire : tout savoir avant sa sortie en salles

Salle d’audience française des années 1970

En bref :

  • L’Affaire Marie-Claire sort en salles le 4 novembre 2026, distribué par Gaumont
  • Charlotte Gainsbourg y incarne l’avocate Gisèle Halimi
  • Le film revient sur le procès de Bobigny, tournant vers la loi Veil de 1975
  • Présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2026

L’Affaire Marie-Claire dévoile sa bande-annonce avant sa sortie le 4 novembre. Porté par Charlotte Gainsbourg dans la peau de Gisèle Halimi, ce film judiciaire revient sur le procès de Bobigny, moment charnière de la lutte pour le droit à l’avortement en France.

Cinéma : ce que révèle la bande-annonce de L’Affaire Marie-Claire

Distribué par Gaumont, L’Affaire Marie-Claire dévoile sa première bande-annonce, qui plonge directement dans l’atmosphère tendue du tribunal de Bobigny. Le film judiciaire a déjà connu un parcours remarqué, avec une présentation en Séance Spéciale au Festival de Cannes en mai, suivie d’une avant-première au Festival du film francophone d’Angoulême.

Écrit et réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller, déjà remarqués pour leurs précédents travaux, le long-métrage revient sur l’un des procès les plus marquants de l’histoire judiciaire française. Le récit s’ouvre en novembre 1972, lorsque Marie-Claire Chevalier, seize ans, comparaît devant le tribunal pour avoir avorté après un viol.

Salle d’audience française des années 1970
Le film L’Affaire Marie-Claire reconstitue l’atmosphère tendue du tribunal de Bobigny en 1972

Un film judiciaire porté par un casting engagé

Autour de Charlotte Gainsbourg, le film réunit une distribution dense : Cécile de France interprète Michèle Chevalier, la mère de l’adolescente, Saül Benchetrit prête ses traits à Marie-Claire elle-même, et Grégory Gadebois campe l’avocat Claude Faux. Sarah Suco et Florence Loiret Caille complètent le casting dans les rôles des femmes ayant aidé Marie-Claire, elles aussi poursuivies par la justice.

Ce film judiciaire ne se présente pas comme un biopic centré sur la seule figure de Gisèle Halimi, mais comme le récit resserré d’une affaire précise, dont les répercussions ont dépassé le simple cadre du tribunal. Le choix de Charlotte Gainsbourg pour incarner l’avocate a toutefois suscité des critiques dans la presse, certains observateurs pointant un décalage entre le parcours militant de Gisèle Halimi sur les droits civiques et les prises de position plus récentes de l’actrice sur d’autres sujets d’actualité.

Charlotte Gainsbourg dans la peau de Gisèle Halimi

Dans le film, Gisèle Halimi choisit une stratégie de défense inédite pour l’époque : plutôt que de plaider la culpabilité de ses clientes, elle décide d’attaquer frontalement la loi qui criminalise l’avortement. Cette approche transforme un procès local en véritable tribune politique, retranscrite à l’écran à travers plusieurs scènes de plaidoirie marquantes.

Charlotte Gainsbourg avait déjà marqué le cinéma français par des rôles remarqués, notamment dans L’Effrontée et Antichrist, avant d’endosser ce nouveau rôle chargé d’histoire. Sa performance a été saluée lors des premières projections, la presse soulignant la tension qu’elle parvient à installer dans les scènes de plaidoirie face au tribunal.

Table d’avocat dans un tribunal français
Le film met en scène une stratégie de défense inédite pour l’époque, centrée sur la remise en cause de la loi elle-même

Le procès de Bobigny, un tournant historique

Au-delà de son intérêt cinématographique, le procès de Bobigny occupe une place particulière dans l’histoire des droits des femmes en France. Le verdict, favorable aux accusées, a largement contribué à faire évoluer l’opinion publique sur la question de l’avortement, ouvrant la voie à la loi Veil votée trois ans plus tard, en 1975.

Le film s’attache à restituer la portée collective de ce procès, en montrant comment une affaire individuelle a pu devenir un symbole national. Cette dimension historique explique en partie le choix du Festival de Cannes 2026 de présenter le film en Séance Spéciale, une section réservée aux œuvres à forte portée sociale et politique.

L’Affaire Marie-Claire face aux autres films de procès

Le genre du film judiciaire compte plusieurs références marquantes, entre fictions pures et récits inspirés de faits réels.

TitreAnnéeRéalisateur·riceSujet
12 Hommes en colère1957Sidney LumetDélibération d’un jury populaire dans une affaire criminelle
Les Sept de Chicago2020Aaron SorkinProcès politique de militants américains
Saint Omer2022Alice DiopProcès d’une mère jugée pour infanticide
Anatomie d’une chute2023Justine TrietProcès pour meurtre, Palme d’Or à Cannes
L’Affaire Marie-Claire2026Lauriane Escaffre et Yvo MullerProcès de Bobigny sur le droit à l’avortement

Un procès, un basculement historique

En resserrant son récit sur un seul procès, L’Affaire Marie-Claire rappelle comment une salle d’audience a pu devenir, l’espace de quelques jours, le théâtre d’un basculement historique pour les droits des femmes, et qu’une loi votée reste toujours le fruit d’un rapport de force à un instant précis de l’histoire. En attendant sa sortie en salles, PlayVOD propose déjà plusieurs films judiciaires et historiques pour prolonger la réflexion sur ces combats collectifs.

FAQ sur L’Affaire Marie-Claire

Le film L’Affaire Marie-Claire a-t-il porté d’autres titres avant sa sortie ?

Oui, le projet s’est d’abord appelé « Gisèle – Au nom de toutes », puis « Le Procès de Bobigny », avant que le titre définitif L’Affaire Marie-Claire ne soit retenu.

Qui produit L’Affaire Marie-Claire ?

Le film est produit par Quad Films, en coproduction avec Gaumont et France 3 Cinéma, avec la participation et de France Télévisions, ainsi que le soutien de la région Île-de-France.

Les réalisateurs apparaissent-ils eux-mêmes dans le film L’Affaire Marie-Claire ?

Oui, Lauriane Escaffre et Émilie Gavois-Kahn figurent toutes deux au casting, en plus de leur travail respectif d’écriture et de réalisation pour l’une d’entre elles.

Quels films a réalisés Yvo Muller avant L’Affaire Marie-Claire ?

Yvo Muller s’était fait remarquer auparavant avec Pile poil et Maria rêve, deux précédents projets qui l’ont conduit à ce nouveau long-métrage centré sur le procès de Bobigny.

Grégory Gadebois avait-il déjà joué dans des films inspirés de faits réels ?

Oui, l’acteur avait auparavant tenu des rôles dans Maria rêve et La Fiancée du poète, avant d’incarner l’avocat Claude Faux aux côtés de Charlotte Gainsbourg.

Image générée par intelligence artificielle

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