Battue sur le gong à Sassuolo dimanche soir, la Juventus Turin voit déjà ses limites remises en question en Serie A. La presse italienne parle d’un désastre, tandis que les premières rumeurs autour du banc turinois commencent à circuler.
Deux victoires, puis la spirale négative pour la Juve
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour la Vieille Dame. Deux victoires lors des deux premières journées de Serie A, une défense hermétique sans le moindre but encaissé, et ce malgré l’absence de réalisation de la recrue phare de l’été, Randal Kolo Muani.
Puis le vent a tourné. D’abord un match nul arraché de justesse face à l’AC Milan (1-1), puis une véritable débandade dimanche soir sur la pelouse de Sassuolo. La Juventus est pourtant revenue deux fois au score, portée par deux coups d’éclat d’Edon Zhegrova, ses deux premiers buts depuis son arrivée dans le Piémont il y a un an. Mais cela n’aura pas suffi à éviter la défaite finale.

Une presse italienne sévère
Le lendemain de cette défaite, la presse transalpine n’a pas fait dans la nuance. Selon Sport Mediaset, l’attaque comme la défense posent désormais problème, obligeant Luciano Spalletti à quasiment tout reconstruire. La Gazzetta dello Sport parle quant à elle sans détour d’un véritable désastre turinois.
Un début de saison déjà sous tension
À peine commencée, la saison prend donc une tournure inquiétante pour le club turinois. L’équipe semble manquer cruellement de leader sur le terrain, une carence que la blessure de longue durée de Manuel Locatelli n’a évidemment pas arrangée.
- 2 victoires lors des 2 premières journées
- 1 match nul arraché face à l’AC Milan (1-1)
- 1 défaite concédée à Sassuolo malgré deux buts de Zhegrova
Kolo Muani et Woltemade dans le viseur
Dans ce climat morose, ce sont logiquement les attaquants qui concentrent l’essentiel des critiques, à commencer par Randal Kolo Muani. L’international français, déjà pointé du doigt à plusieurs reprises depuis le début de la saison, fait de nouveau les frais de la sévérité de la presse italienne.
Son compère offensif Nick Woltemade n’est pas épargné non plus, critiqué pour plusieurs occasions manquées lors des dernières rencontres. Une situation délicate pour une attaque censée porter les ambitions retrouvées de la Juventus cette saison.
Spalletti défend ses troupes, mais la pression grimpe
Face à cette avalanche de critiques, Luciano Spalletti a pris la défense de ses joueurs à l’issue de la rencontre face à Sassuolo, réclamant notamment que l’on fournisse de meilleurs ballons à Randal Kolo Muani pour lui permettre de s’exprimer pleinement.
Mais l’entraîneur italien se retrouve désormais lui-même sous pression, avec l’ombre d’Antonio Conte qui commence à planer sur le banc turinois selon plusieurs échos de la presse transalpine.
La direction sort du silence
Face à la montée de cette rumeur, l’administrateur délégué du club, Giovanni Carnevali, nommé l’été dernier pour succéder au dirigeant français Damien Comolli, a tenu à réagir publiquement. Il a qualifié Spalletti d’entraîneur extraordinaire, l’un des meilleurs de tous les temps selon lui, tout en assurant que changer d’entraîneur n’était pas dans sa nature.
Le dirigeant italien a insisté sur la nécessité de construire dans la durée, appelant à du temps et de la patience, tout en reconnaissant que des décisions difficiles pourraient être nécessaires. Il a rappelé que le football connaît naturellement des cycles, entre périodes de gloire et périodes plus délicates, tout en fixant un objectif clair : gagner, sans se perdre en discours.
Deux rendez-vous immédiats pour redresser la barre
La Juventus n’aura guère le temps de ruminer cette contre-performance. Le club turinois enchaînera dès jeudi avec un déplacement en Ligue Europa face au NEC Nimègue, avant de retrouver le championnat italien face à l’Atalanta, une rencontre qui s’annonce déjà décisive pour calmer les inquiétudes ambiantes.
Ces deux échéances rapprochées pourraient s’avérer déterminantes pour la suite de la saison turinoise. Une victoire permettrait de faire retomber une partie de la pression médiatique, quand un nouveau faux pas relancerait immanquablement les interrogations sur l’avenir de Luciano Spalletti sur le banc.
Une équipe censée viser la Ligue des champions
Le plus inquiétant pour les dirigeants turinois reste sans doute l’écart entre les ambitions affichées à l’intersaison et la réalité du terrain observée ces derniers jours. Cette Juventus version 2.0 était censée retrouver la Ligue des champions à l’issue de l’exercice, un objectif qui paraît déjà plus lointain après seulement quelques journées de championnat.
Reste désormais à savoir si ce coup d’arrêt ne sera qu’un simple accident de parcours, ou le premier symptôme d’une saison plus compliquée que prévu pour un club qui avait pourtant investi massivement cet été pour retrouver les sommets du football italien et européen.

Un été pourtant marqué par de gros investissements
Ce début de saison poussif contraste avec les ambitions affichées lors du mercato estival. Randal Kolo Muani avait notamment été présenté comme l’un des renforts majeurs censés relancer une attaque turinoise jugée trop tendre la saison précédente.
Cette pression supplémentaire, liée aux attentes placées sur les nouvelles recrues, explique sans doute en partie la sévérité des critiques observées ces derniers jours, dans un club où chaque contre-performance est immédiatement scrutée à la loupe par une presse locale particulièrement exigeante.
FAQ
Pourquoi parle-t-on déjà de crise à la Juventus ?
Après un bon début de saison, la Juventus a enchaîné un match nul contre l’AC Milan puis une défaite à Sassuolo, provoquant des critiques unanimes de la presse italienne.
Qui a marqué pour la Juventus face à Sassuolo ?
Edon Zhegrova a inscrit un doublé, ses deux premiers buts depuis son arrivée au club il y a un an, sans toutefois éviter la défaite finale.
Pourquoi Randal Kolo Muani est-il critiqué ?
L’attaquant français reste muet devant le but depuis le début de la saison et a de nouveau été sévèrement jugé par la presse italienne après la défaite à Sassuolo.
Luciano Spalletti est-il en danger sur le banc turinois ?
Des rumeurs évoquent l’ombre d’Antonio Conte, mais la direction du club, par la voix de Giovanni Carnevali, a publiquement affirmé son soutien à l’entraîneur italien.
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