Ink : la bande-annonce du faux biopic signé Danny Boyle

Une imprimerie de journal londonienne en pleine activité

Ce qu’il faut savoir :

  • Le film retrace la refonte du journal The Sun par Rupert Murdoch et Larry Lamb en 1969.
  • Il est adapté d’une pièce de théâtre de James Graham, également scénariste du film.
  • La bande-annonce a été dévoilée à l’occasion de l’ouverture de la Mostra de Venise 2026.

Ink vient de dévoiler sa première bande-annonce, et elle donne le ton. Danny Boyle y signe un faux biopic nerveux sur les débuts de Rupert Murdoch, présenté en ouverture de la Mostra de Venise 2026.

Rupert Murdoch : Ink, le nouveau film choc de Danny Boyle

La bande-annonce d’Ink vient confirmer ce que les premières images laissaient deviner : Danny Boyle change radicalement de registre après le carton de 28 ans plus tard. Le faux biopic suit l’arrivée de Larry Lamb, recruté en 1969 par Rupert Murdoch pour redresser le tabloïd The Sun, et la relation de pouvoir qui se noue entre les deux hommes. Les premières images dévoilées montrent une reconstitution soignée de l’univers de la presse britannique de la fin des années 1960, entre salles de rédaction enfumées et rotatives tournant à plein régime.

Adapté par James Graham d’après sa propre pièce de théâtre, saluée par la critique lors de sa création, Ink transpose au cinéma cette plongée dans les coulisses de la presse populaire britannique. Le montage rapide et les effets visuels caractéristiques de la mise en scène de Danny Boyle donnent au récit un rythme proche du thriller plutôt que du biopic classique.

Une imprimerie de journal londonienne en pleine activité
Ink revient sur la transformation de The Sun sous l’impulsion de Rupert Murdoch et Larry Lamb en 1969

Danny Boyle, entre thriller et portrait de pouvoir

Habitué des sujets aussi divers que la jeunesse toxicomane, la survie ou l’entrepreneuriat technologique, Danny Boyle poursuit avec Ink son goût pour les figures ambiguës et les récits d’ascension fulgurante. Le réalisateur britannique, révélé par Trainspotting puis consacré aux Oscars pour Slumdog Millionaire, alterne depuis toujours entre projets intimistes et productions plus spectaculaires, sans jamais s’enfermer durablement dans un seul genre cinématographique.

Ce nouveau film s’inscrit dans la continuité de Steve Jobs, où il avait déjà exploré le portrait d’un homme de pouvoir controversé à travers un dispositif narratif éclaté. Avec Ink, Danny Boyle retrouve Jack O’Connell, déjà présent à ses côtés sur 28 ans plus tard, preuve d’une collaboration qui semble s’installer dans la durée.

Un faux biopic assumé sur le pouvoir des médias

Le terme employé par plusieurs médias spécialisés pour qualifier Ink est révélateur : un faux biopic, qui préfère la dramatisation stylisée à la reconstitution fidèle des faits. Le film assume des partis pris esthétiques marqués, mêlant reconstitution vintage et énergie visuelle contemporaine, plutôt que de suivre les codes classiques du genre biographique. Cette approche rappelle celle déjà adoptée par Danny Boyle sur Steve Jobs, où la chronologie stricte des événements réels comptait moins que la tension dramatique entre les personnages.

Certains critiques ont d’ailleurs établi un parallèle avec la série Succession, tant le film semble s’intéresser autant aux mécanismes de pouvoir qu’à la psychologie de ses personnages, sans chercher à livrer un jugement définitif sur son sujet. Ce choix narratif place Ink à mi-chemin entre le portrait intime et la fresque politique, un équilibre que plusieurs critiques présentes à Venise ont jugé globalement réussi.

Rupert Murdoch, portrait d’un magnat naissant

Guy Pearce prête ses traits à Rupert Murdoch, figure toujours active du paysage médiatique mondial en tant que fondateur de News Corporation. Le film se concentre sur les débuts de son ascension, bien avant la constitution de l’empire tentaculaire qu’il dirige aujourd’hui, offrant un éclairage sur la genèse de ses méthodes. L’acteur australien, récemment salué pour sa prestation dans The Brutalist, retrouve ici un registre de personnage ambigu et déterminé, qui semble prolonger la dynamique amorcée dans ses précédents rôles.

Face à lui, Jack O’Connell incarne Larry Lamb, le rédacteur en chef chargé de transformer le journal, tandis que Claire Foy complète la distribution dans un rôle de journaliste composite, inspiré de plusieurs figures réelles de la rédaction de l’époque. Ce trio porte l’essentiel de la tension dramatique du film, entre ambition personnelle et loyauté professionnelle.

Un magnat de la presse dans une salle de rédaction
Danny Boyle adapte au cinéma la pièce de James Graham consacrée aux débuts du magnat des médias

Mostra de Venise : la bande-annonce qui a marqué les esprits

En ouvrant la Mostra de Venise 2026, Ink a bénéficié d’une exposition maximale avant même sa sortie en salles, le film étant également en lice pour le Lion d’or. Cette place de choix confirme l’intérêt que suscite le retour de Danny Boyle sur un terrain aussi débattu que celui des médias et de leur influence, dans un festival réputé pour sélectionner des œuvres à forte résonance politique ou sociale.

La bande-annonce, diffusée dans la foulée de cette projection d’ouverture, a rapidement circulé auprès des amateurs de cinéma, portée par le contraste entre l’énergie de la mise en scène et la gravité du sujet traité.


Les précédents films de Danny Boyle

TitreAnnéeGenreRécompense ou sélection notable
Trainspotting1996Drame socialRévélation critique et publique
28 Jours plus tard2002Horreur post-apocalyptiqueFilm culte du genre
Slumdog Millionaire2008DrameOscar du meilleur film
127 Heures2010Drame de survieNomination aux Oscars
Steve Jobs2015BiopicNomination aux Golden Globes
28 ans plus tard2025Horreur post-apocalyptiqueSuccès critique et public

Ink : le pouvoir au cœur du cinéma de Boyle

Avec Ink, Danny Boyle signe un faux biopic qui préfère l’intensité dramatique à la reconstitution scolaire, en s’attaquant à l’un des personnages les plus scrutés du paysage médiatique mondial. Sa sortie en salles, prévue début 2027, confirmera si ce pari esthétique convainc au-delà du cercle des festivals.

FAQ sur Ink

Combien de temps dure le film Ink ?

Ink dure 116 minutes, soit près de deux heures. Cette durée permet à Danny Boyle de développer l’affrontement entre Rupert Murdoch et Larry Lamb tout en revenant sur la transformation de The Sun.

Rupert Murdoch a-t-il vu Ink ?

Rupert Murdoch avait assisté à plusieurs représentations de la pièce originale de James Graham. Pour le film, Guy Pearce a indiqué à Venise que Murdoch était satisfait de son choix pour l’incarner, même s’il n’avait pas encore vu le long-métrage au moment de la première.

Pourquoi Ink s’intéresse-t-il encore à Murdoch aujourd’hui ?

Le film ne se limite pas aux débuts de Murdoch : il cherche aussi à montrer comment une nouvelle manière de faire du journalisme populaire a contribué à transformer durablement les médias. Danny Boyle établit notamment un parallèle avec les bouleversements actuels liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle.

Pourquoi Murdoch n’est-il pas présenté comme un simple méchant dans Ink ?

Danny Boyle a volontairement évité de dresser un portrait entièrement à charge de Rupert Murdoch. Le réalisateur s’intéresse plutôt à la manière dont son arrivée dans la presse britannique a d’abord été perçue comme une rupture avec un système jugé vieillissant, laissant au spectateur le soin de réfléchir aux conséquences de cette transformation.

Images générées par intelligence artificielle

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