Clandestino : Crime Organisé : Beriain infiltre les mafias du monde

La série Clandestino : Crime Organisé sur PlayVOD

Des cartels mexicains aux braconniers africains, des Maras salvadoriennes aux chasseurs de tombes péruviens. Clandestino : Crime Organisé est une série documentaire qui pousse l’immersion criminelle jusqu’à ses limites les plus extrêmes. David Beriain signe sur PlayVOD une saison entière de reportages aussi courageux que dérangeants.

Un journaliste qui va là où personne n’ose

David Beriain n’est pas un reporter de plateau. Il appartient à cette tradition du journalisme d’immersion qui exige de partager le quotidien de ceux que l’on veut comprendre, quitte à mettre sa vie en jeu pour y parvenir. Dans Clandestino : Crime Organisé, il s’introduit au cœur de cartels de drogue, de réseaux de braconnage, de gangs de rue et de mafias internationales avec une méthode constante : observer, écouter, poser les questions que personne d’autre ne pose, et laisser ses interlocuteurs exister dans leur complexité plutôt que de les réduire aux étiquettes que les journaux leur collent.

Cette approche produit une série documentaire qui ne ressemble pas aux productions habituelles sur le crime organisé. Il n’y a pas de voix off omnisciente qui explique ce que le spectateur doit penser, pas de mise en scène dramatique qui fabrique une tension artificielle. Il y a un homme, une caméra et des gens qui acceptent de parler parce qu’ils ont confiance en lui. Cette confiance, construite patiemment sur des années de terrain, est la matière première la plus précieuse de Clandestino : Crime Organisé.

La série Clandestino : Crime Organisé sur PlayVOD
Clandestino : Crime Organisé rappelle que comprendre n’est pas excuser, et que regarder la réalité du crime en face est la première condition pour espérer la changer

Des hommes ordinaires dans des situations extraordinaires

La question qui traverse chaque épisode de la série documentaire n’est pas comment fonctionnent ces organisations criminelles, même si la réponse à cette question est toujours présente. La vraie question de David Beriain est plus inconfortable : qui sont ces hommes, et qu’est-ce qui les a conduits là ? Les membres du cartel de Sinaloa qu’il rencontre ont des familles, des codes d’honneur et une vision du monde cohérente dans sa logique interne. Les chasseurs de tombes péruviens sont des pères de famille qui essaient de nourrir leurs enfants dans des régions où aucune autre économie n’existe vraiment.

Cette humanisation ne signifie pas une justification. Beriain ne plaide jamais la cause de ses interlocuteurs ni ne minimise la violence et les souffrances que leurs activités engendrent. Il fait quelque chose de plus difficile et de plus nécessaire : il montre que le crime organisé, qu’il s’agisse de transaction de drogue, de braconnage ou de gangs de rue, n’est pas peuplé de monstres venus d’une autre planète, mais d’êtres humains que des circonstances précises, économiques, sociales, géographiques, ont placés dans des chemins dont ils ne voient plus l’issue. Cette lecture dérange précisément parce qu’elle oblige à regarder la réalité dans les yeux.

David Beriain, un journaliste d’exception

David Beriain était l’un des journalistes d’investigation les plus courageux de sa génération. Né en Espagne en 1977, formé à l’Université de Navarre, il avait consacré sa carrière à documenter les conflits armés, les bandes criminelles et les zones d’ombre du monde contemporain. Sa façon d’exercer le journalisme, en immersion totale, sans filet de sécurité institutionnel, lui avait permis d’accéder à des réalités que peu de reporters avaient pu approcher. Elle lui a finalement coûté la vie : David Beriain a été tué le 26 avril 2021 au Burkina Faso, lors d’une embuscade dans le parc national d’Arli, aux côtés de son caméraman Roberto Fraile.

Affiche de la série Clandestino : Crime Organisé
Dans Clandestino : Crime Organisé, la caméra de David Beriain s’approche de réalités que la plupart des journaux préfèrent décrire de loin, depuis la sécurité confortable d’une rédaction

Regarder Clandestino : Crime Organisé aujourd’hui, c’est regarder le travail d’un homme qui savait exactement les risques qu’il prenait et qui choisissait de les prendre quand même, parce qu’il croyait que le journalisme avait le devoir d’aller là où la vérité se cache. Cette dimension tragique ne doit pas écraser le regard que l’on porte sur la série, mais elle lui donne une résonance particulière : chaque reportage est un acte de courage documenté, un témoignage irremplaçable sur des réalités que Beriain était peut-être le seul à pouvoir rapporter de cette façon.

Les grandes thématiques de la saison

ThématiqueRégion du mondeCe que la série révèle
Trafic de drogueAmérique latineLes mécanismes internes d’un cartel depuis sa production jusqu’à sa distribution
Gangs de rueAmérique centraleLa structure hiérarchique et les codes d’honneur des gangs ultra-violents
BraconnageAfriqueLes réseaux internationaux qui alimentent un marché d’espèces protégées
Trafic d’animaux sauvagesAsie du Sud-EstL’économie souterraine du commerce illégal d’espèces protégées

Une série qui restera comme un document irremplaçable

Clandestino : Crime Organisé n’est pas une série que l’on regarde pour se divertir au sens ordinaire du terme. C’est une série que l’on regarde pour comprendre, pour être dérangé dans ses certitudes et pour rendre hommage au travail d’un journaliste qui a choisi de passer sa vie là où personne d’autre ne voulait aller. David Beriain a laissé derrière lui des images et des témoignages qui constituent un patrimoine journalistique d’une valeur rare, celui d’un homme qui croyait que montrer la vérité, même inconfortable, était la seule façon de la changer. La saison 1 complète est sur PlayVOD.

FAQ : Clandestino : Crime Organisé

Qui était David Beriain, le journaliste de la série ?

David Beriain était un journaliste et reporter espagnol né en 1977, spécialisé dans les conflits armés et le crime organisé. Connu pour son journalisme d’immersion radical, il avait notamment interviewé des membres des Taliban, des guérilleros des FARC et des capos de cartels de drogue. Il a été tué le 26 avril 2021 au Burkina Faso lors d’une embuscade, aux côtés de son caméraman Roberto Fraile. Il avait 43 ans.

La série est-elle adaptée à tous les publics ?

Clandestino : Crime Organisé s’adresse à un public adulte averti. Certains épisodes contiennent des images et des témoignages difficiles sur la violence, le trafic de drogue et la souffrance humaine. La série est déconseillée aux moins de 16 ans et demande une certaine disponibilité émotionnelle pour être regardée dans de bonnes conditions.

Quels thèmes principaux la série aborde-t-elle ?

Clandestino : Crime Organisé explore la mondialisation du crime organisé, l’humanité des personnes impliquées dans des activités criminelles, le journalisme d’immersion comme méthode d’investigation et la façon dont des contextes économiques et sociaux précis produisent des formes de violence organisée. Ces thèmes sont abordés avec une rigueur journalistique qui refuse aussi bien la complaisance que le simplisme.

Combien d’épisodes comporte la saison 1 ?

La saison 1 de Clandestino : Crime Organisé comporte neuf épisodes d’environ cinquante-cinq minutes chacun. Chaque épisode est consacré à une organisation criminelle différente dans un pays différent, ce qui donne à la saison une diversité géographique et thématique qui en fait un panorama complet du crime organisé mondial.

label, , , ,

A Propos de l'Auteur

Ajouter un Commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *