En bref :
- 480 822 entrées pour Les Misérables en première semaine.
- Fred Cavayé réalise cette adaptation avec Vincent Lindon et Tahar Rahim.
- Un démarrage inférieur à celui d’autres grandes adaptations françaises.
- Les vacances de la Toussaint seront décisives pour la suite du box-office.
Les Misérables prend la tête du box-office France pour sa première semaine, mais sans le triomphe espéré. Le réalisateur Fred Cavayé et son acteur principal Vincent Lindon proposent leur vision du chef-d’œuvre de Victor Hugo, face à des chiffres qui interrogent sur l’ampleur réelle du succès.
Box-office France : Les Misérables numéro un, mais sous les attentes
Pour sa première semaine d’exploitation, du 14 au 20 octobre 2026, Les Misérables s’est imposé en tête du box-office français avec 480 822 entrées, avant-premières comprises, selon les chiffres publiés par AlloCiné. Le média spécialisé Boxoffice Pro précise ce total en détaillant 445 000 entrées hors avant-premières, un écart qui illustre le poids pris par les séances organisées avant la sortie officielle du film dans ce démarrage.
Ce résultat, bien que suffisant pour occuper la première place du classement, est présenté par plusieurs observateurs comme inférieur aux attentes placées dans une production de cette ampleur. Selon Boxoffice Pro, le drame historique a démarré avec une moyenne de 32 entrées par séance sur la semaine, en progression par rapport aux 19 entrées par séance de son tout premier jour, mais jugée en retrait pour un blockbuster français.
Un démarrage à relativiser face aux autres grandes adaptations françaises
Le film produit par Studiocanal invite à la comparaison avec d’autres grandes adaptations littéraires françaises sorties récemment. Selon les bilans de Boxoffice Pro, Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan avait réuni 1,01 million d’entrées au box-office france lors de sa première semaine en 2023, pour un cumul final de 3,4 millions de spectateurs. Sa suite, Milady, avait quant à elle rassemblé 721 000 entrées au démarrage, pour un total de 2,6 millions d’entrées.
Selon AlloCiné, Le Comte de Monte-Cristo avait connu un démarrage encore plus fulgurant dès son premier jour, avec 125 010 spectateurs en salles. Ce chiffre dépasse largement les 38 014 entrées enregistrées par Les Misérables sur son tout premier jour d’exploitation, hors avant-premières.
Jean Valjean, la rédemption au cœur de la Révolution
Le film suit Jean Valjean, interprété par Vincent Lindon, ancien forçat tout juste libéré après dix-neuf ans de bagne pour avoir volé un pain, qui décide de changer de vie et de faire le bien autour de lui. Sous une fausse identité, il devient avec le temps un notable respecté, tout en venant en aide à Fantine, ouvrière mourante dont la fille Cosette est maltraitée par le couple d’aubergistes Thénardier. Il recueille alors l’enfant et l’élève comme la sienne, selon le synopsis publié par AlloCiné.
Cette quête de rédemption se heurte cependant à la ténacité de l’inspecteur Javert, incarné par Tahar Rahim, qui traque sans relâche Valjean depuis son évasion. Alors que la France bascule vers la révolution, les destins de Valjean, Cosette, son prétendant Marius et Javert s’entremêlent dans un Paris en pleine effervescence, jusqu’à l’épisode marquant de la barricade qui scelle le sort de plusieurs personnages secondaires du roman. Selon Fred Cavayé lui-même, c’est pendant le confinement, alors que le tournage d’Adieu Monsieur Haffmann était interrompu, qu’il s’est replongé dans le roman de Victor Hugo pour en préparer cette adaptation.
Fred Cavayé et un casting porté par Vincent Lindon
La réalisation du film revient à Fred Cavayé, qui s’attaque ici à l’un des romans les plus connus de la littérature française, publié par Victor Hugo en 1862. Le casting principal réunit Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin et Benjamin Lavernhe, pour un film d’une durée de 2 h 56, selon la fiche officielle d’AlloCiné.
Cette adaptation s’inscrit dans une tendance plus large du cinéma français, qui multiplie depuis plusieurs années les relectures de classiques littéraires portées par des distributions prestigieuses. Le choix de Vincent Lindon dans un rôle de cette envergure, acteur habitué aux portraits sociaux marquants, s’ajoute à une liste de comédiens déjà associés à des adaptations similaires ces dernières saisons.
Les Misérables : une concurrence qui limite la progression du film
Derrière Les Misérables, le classement de la semaine du 14 au 20 octobre reste disputé. Selon les chiffres officiels de CBO Box-Office, Ducobu et le fantôme de Saint-Potache s’empare de la deuxième place avec 281 827 entrées, portant son cumul à 604 283 spectateurs. Heart of the Beast complète le podium à la troisième place, en attirant 217 224 spectateurs supplémentaires pour un total solide de 1,38 million d’entrées depuis sa sortie. Quant à la nouveauté Malfaisante, portée par Jessica Chastain, elle s’établit au cinquième rang avec 198 602 entrées.
Cette densité de la concurrence, portée par l’approche des vacances et partagée entre grosses nouveautés et films déjà bien installés, explique en partie pourquoi Les Misérables peine à se détacher aussi nettement que d’autres grandes productions françaises l’avaient fait par le passé.
Une histoire maintes fois adaptée au cinéma
Le roman de Victor Hugo, publié en 1862, n’en est pas à sa première transposition à l’écran. Dès 1925, Henri Fescourt en proposait une version muette en quatre parties, qui avait connu un tel succès que la police avait dû intervenir pour contenir la foule devant un cinéma new-yorkais. En 1958, Jean-Paul Le Chanois avait livré une adaptation réputée comme la plus populaire du film auprès du public français d’après-guerre, avec Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean.
Plus récemment, le roman a connu plusieurs incarnations contrastées : une version portée par Jean-Paul Belmondo en 1995, transposant librement l’histoire au XXe siècle, puis une adaptation anglophone en 2012 avec Hugh Jackman, inspirée de la comédie musicale et couronnée d’un immense succès international. En France, la dernière tentative en date restait Jean Valjean, réalisé par Éric Besnard et sorti à l’automne 2025, avec Grégory Gadebois dans le rôle-titre, un film centré uniquement sur les cent premières pages du roman.
Tableau : performances au box-office des adaptations françaises de Les Misérables
| Film | Année | Réalisateur | Box-office France |
| Les Misérables | 1958 | Jean-Paul Le Chanois | 9 940 533 entrées |
| Les Misérables | 1995 | Claude Lelouch | 1 001 967 entrées |
| Jean Valjean | 2025 | Éric Besnard | 350 266 entrées |
| Les Misérables | 2026 | Fred Cavayé | 480 822 entrées (première semaine) |
Cinéma : Les Misérables doit encore confirmer son succès
Premier au classement mais loin des scores réalisés par d’autres grandes adaptations françaises récentes, Les Misérables devra confirmer sa dynamique dans les semaines à venir pour s’imposer comme un véritable succès populaire. Le rendez-vous des vacances de la Toussaint s’annonce déterminant pour mesurer la capacité du film à fidéliser son public au-delà de son premier week-end. En attendant, PlayVOD propose déjà la version musicale de Tom Hooper, portée par Hugh Jackman, pour (re)découvrir une autre lecture du roman de Victor Hugo.
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FAQ sur Les Misérables
Quelles différences existent entre le film Les Misérables de 2026 et le roman de Victor Hugo ?
Fred Cavayé modifie notamment le destin de Jean Valjean et de Madame Thénardier. Il développe aussi davantage les origines de Javert en introduisant sa mère sous forme de fantôme.
Quel film a inspiré Fred Cavayé pour réaliser Les Misérables ?
Le réalisateur s’est notamment inspiré du thriller Le Fugitif (1993), avec Harrison Ford, pour retrouver une dynamique de poursuite et donner au récit une dimension de thriller.
Combien de temps a duré le tournage des Misérables de Fred Cavayé ?
Le tournage s’est étendu sur environ 17 semaines, avec des prises de vues dans plusieurs régions françaises. La production a notamment investi Bordeaux et les studios de Bry-sur-Marne.
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