Site icon Mobifun

Adieu monde cruel : la rentrée de Félix de Givry, sélectionné à Cannes

Présenté en clôture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2026, Adieu monde cruel marque le passage à la réalisation de Félix de Givry. Le premier long-métrage franco-belge sort en salles le 9 septembre 2026.

Un adolescent que l’on croyait mort

Dans Adieu monde cruel, Otto Vidal, 14 ans, harcelé par des camarades de son collège, disparaît après avoir adressé une lettre d’adieu à toute sa classe. Alors que tout le monde le croit mort, Léna, une lycéenne, le reconnaît une nuit, errant dans les rues de la ville.

Cette oeuvre du cinéma aborde ainsi, avec une pudeur assumée et un style très inspiré de la Nouvelle Vague, le harcèlement scolaire et ses conséquences, en choisissant délibérément de s’éloigner du traitement naturaliste habituel du sujet pour privilégier le mystère et la reconstruction. Loin d’un film à charge ou démonstratif, l’œuvre est portée par la voix off de Françoise Lebrun, actrice devenue culte grâce à sa performance dans La Maman et la Putain de Jean Eustache (1973), qui installe une distance presque contée aux événements et confère au récit une dimension quasi intemporelle.

Un cinéaste qui vient de l’intérieur du milieu

Acteur et producteur avant de passer à la réalisation, Félix de Givry avait notamment coécrit Arco, le film d’animation de science-fiction d’Ugo Bienvenu, César du meilleur film d’animation, Grand Prix du Festival d’Annecy et nommé aux Oscars. Cette expérience du milieu du cinéma est associée à un vécu personnel L’idée originale du projet serait d’ailleurs née d’une discussion entre le réalisateur et une amie autour du sujet des disparitions volontaires, avant de se cristalliser autour du personnage d’Otto.

Une mise en scène soignée pour un premier long métrage prometteur

Une esthétique délibérément inspirée de la Nouvelle Vague

La mise en scène d’Adieu monde cruel assume des références explicites à François Truffaut et Robert Bresson, un choix qui tranche avec le traitement plus naturaliste généralement réservé au sujet du harcèlement scolaire dans le cinéma contemporain. La pellicule granuleuse et colorée installe d’emblée une atmosphère mystérieuse, encore renforcée par la narration en voix off, tandis que la mise en scène oscille entre obscurité initiale et lumière progressive, à mesure que le récit avance vers une forme d’émancipation. Une partie du tournage s’est déroulée à Lisieux, en Normandie, ville que le réalisateur a choisie pour son caractère hors du temps. Le scénario s’inspire de faits réels comme en ses propres années de collège, dont il garde un souvenir douloureux, nourrit un premier film maîtrisé, salué par la sélection cannoise et une présence en lice pour la Caméra d’or.

Milo Machado-Graner, trois ans après Anatomie d’une chute

Le jeune acteur, révélé en 2023 dans le rôle du fils malvoyant d’Anatomie d’une chute, confirme ici sa présence à l’écran dans le rôle d’Otto. Il est entouré de Jane Beever, qui incarne Léna, ainsi que d’Emmanuelle Destremau.

Le tournage s’est en partie déroulé à Lisieux, en Normandie, où le film a été présenté en clôture de la Semaine de la Critique à Cannes le 20 mai 2026, avant sa sortie nationale. La musique, composée par Arnaud Toulon, retrouve Félix de Givry après leur collaboration commune sur Arco, dont Toulon était scénariste et producteur ; une continuité artistique qui témoigne de la fidélité du réalisateur envers son équipe.

Un premier film accessible malgré la gravité du sujet

Malgré un sujet difficile, le film garde une dimension universelle qui permet d’ouvrir un dialogue nécessaire sur l’adolescence et ses fragilités, sans jamais tomber dans la démonstration ou le misérabilisme. Sa mise en scène, entre ombre et lumière, en fait une œuvre exigeante mais loin d’être réservée aux seuls cinéphiles avertis. Les premiers retours de festival soulignent d’ailleurs sa dimension d’initiation à la vie plus que de drame accablant, la trajectoire d’Otto se construisant davantage autour de la solidarité retrouvée que du désespoir.

Une place particulière dans la sélection cannoise 2026

Clôturer la Semaine de la Critique n’est jamais un hasard dans la programmation cannoise : cette section parallèle, dédiée aux premiers et deuxièmes films, sert traditionnellement de tremplin aux voix les plus singulières du renouveau français. Être choisi pour refermer cette sélection, plutôt que d’y figurer en compétition classique, place d’emblée Adieu monde cruel dans la catégorie des œuvres que le festival considère comme un aboutissement de cette édition plutôt que comme une simple découverte parmi d’autres ; un signal fort envoyé à la critique avant même la sortie en salles.

Disponible en mobilité pour suivre l’actualité du film

La bande-annonce d’Adieu monde cruel et les échos de la sélection cannoise restent accessibles sur mobile comme sur ordinateur, pratique pour se tenir informé avant la sortie en salle et pour partager la démarche du film avec d’autres parents ou éducateurs concernés par le sujet du harcèlement scolaire.

Un autre premier regard sur l’adolescence

Pour prolonger la réflexion sur les fractures de l’adolescence d’Adieu monde cruel, Le Lycéen, disponible en VOD, suit un autre parcours de reconstruction personnelle chez un jeune de 17 ans confronté à un drame familial ; une proposition différente mais tout aussi sensible sur la manière dont un adolescent peut se reconstruire après un choc.

Suivez toute l’actualité des sorties sur les réseaux

Rendez-vous sur la page Instagram de PlayVOD pour ne rien manquer des prochaines sorties et bandes-annonces comme Adieu monde cruel.

La magie des salles sombres au service d’un récit émouvant Adieu monde cruel

FAQ

De quoi parle réellement le film Adieu monde cruel?

Adieu monde cruel suit Otto, 14 ans, harcelé par ses camarades, qui disparaît après une lettre d’adieu avant d’être aperçu vivant par une camarade de classe ; un récit sur le harcèlement scolaire et la reconstruction.

Qui est Félix de Givry ?

Acteur et producteur, notamment coscénariste du film d’animation Arco, il signe avec Adieu monde cruel son premier long-métrage en tant que réalisateur.

Adieu monde cruel a-t-il été présenté en festival avant sa sortie ?

Oui, il a fait la clôture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2026, en lice pour la Caméra d’or.

Qui sont les acteurs principaux d’Adieu monde cruel ?

Milo Machado-Graner (révélé dans Anatomie d’une chute) et Jane Beever tiennent les rôles principaux, entourés d’Emmanuelle Destremau et de la voix de Françoise Lebrun.

Le style du film est-il réaliste ?

Non, le réalisateur a délibérément choisi de s’éloigner du naturalisme habituel du sujet pour privilégier une mise en scène inspirée de la Nouvelle Vague, entre mystère et conte initiatique.

*Images IA

Exit mobile version